Lundi 31 juillet 2006
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Salut à tous,
Précision communiste, même si je n’en suis pas un, mais bon tout le monde n’a pas la chance… Au moins j’ai une partie de la famille pour me faire taper sur les doigts…
Premièrement, l’extrême gauche croit encore à la révolution et rejette l’esprit des réformes. Le grand soir, l’insurrection, sont loin d’être pacifistes, constitutionnels.
Deuxièmement, les communistes sont certainement divisés entre eux, sinon il n’y aurait pas plusieurs visions de l’Internationale. En sachant que seulement la 3ème et la 4ème sont communistes.
Troisièmement, les Communistes Révolutionnaires font partie de la 4ème. Et je crois encore faire la différence entre 3 et 4, même si se n’est pas sans maîtriser totalement ma langue maternelle.
Quatrièmement, les communistes considèrent le syndicalisme comme représentation du parti au sein du peuple. Où le communisme et l’Etat sont confondus, il n’y a que parti unique, et syndicat unique, organes d’état ou de parti. En tout cas il n’y a plus de différences précises en rien. Dommage…
Cinquièmement, j’ai voulu suivre le même plan que précédemment, et même pas capable de le faire …
Finalement, après être bien crevé, être content de l’existence de commentaires. Je ne serais même pas capable d’écrire, ce soir, une seule chose sur SUD. Tout ce que je vais laisser se sont des fautes sur la forme et des imprécisions sur le fond. Heureusement que je ne suis ni payé, ni réellement lu.
A+, flo, Cé-lille1
Un point d"entrée peut être ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_ouvrier
Bon courage !
Sinon, je ne veux pas faire parti d'une organisation proche de l'extrême gauche, ou d'un mouvement politique. Je pense qu'Edmond Maire a déjà expliqué que l'on pouvait être syndicaliste et non-partisan.
Sinon, merci du lien, c'est vrai que je me maîtrise totalement le mouvement ouvrier, comme déjà dit, je suis étudiant; et pourquoi pas plus tard, j'écrirai de réel discours sur "le communisme", envisageons ça plus tard.
A+, flo
Cela devrait être marrant si tu déplaces jusque dans la Capitale des Flandres. Je pense que tu pourrais y être bien accueilli par des sympathisants.
Sinon, ça doit être marrant de rencontrer quelqu'un qui parle lui aussi "avec un aplomb incroyable" de la Cé ou des liens entre la Cé et le PS. Petite précision, ici sur Lille, une partie du MJS au sein de l'UNEF parle volontier des liens entre les Jeunes Populaires et les Cé de Lille. Le reste du MJS ou du PS préferent ne pas dériver sur ces questions. Rappel, les courants au sein de l'UNEF, reprennent en partie les courants au sein du MJS.
A+, flo
De ton propre aveu, tu dis que tu ne connais finalement pas grand chose du mouvement ouvrier. Or je vois là un article sur le "communisme", écrit par toi même. C'est donc en totale ignorance que monsieur déblatère des âneries pour dire à quel point les "communistes" (et là on pense à la vision fantasmatique du bolchévique égorgeur d'enfants) sont méchants.
Explique ce que c'est d'être syndicaliste et "non-partisan". Sais-tu qu'on peut être communiste sans adhérer à un parti?
Reprenons quelques unes des tes billevesées:
Premièrement, l’extrême gauche croit encore à la révolution et rejette l’esprit des réformes. Le grand soir, l’insurrection, sont loin d’être pacifistes, constitutionnels.
Il y a des gens qui pensent pouvoir établir le communisme par le biais de réformes. Bien sûr il ne s'agit pas de réformes comme celles des retraites, approuvées par le CFDT, qui nie les acquis de décennies de luttes. Explique moi ce que tu entends par "constitutionnels"?
Deuxièmement, les communistes sont certainement divisés entre eux, sinon il n’y aurait pas plusieurs visions de l’Internationale. En sachant que seulement la 3ème et la 4ème sont communistes.
La 4ème internationale regroupe historiquement les partisans de Trotski et a été fondé pour contrer le stalinisme. La 1ère internationale n'existe plus, de même que la 3ème. Ensuite de nombreux communistes (libertaires ou marxistes) ne sont pas membres de la 4ème internationale.
Troisièmement, les Communistes Révolutionnaires font partie de la 4ème. Et je crois encore faire la différence entre 3 et 4, même si se n’est pas sans maîtriser totalement ma langue maternelle.
Les "Communistes Révolutionnaires", je connais pas ce courant. Si tu parles de la LCR, alors dis "LCR" tout simplement.
Quatrièmement, les communistes considèrent le syndicalisme comme représentation du parti au sein du peuple. Où le communisme et l’Etat sont confondus, il n’y a que parti unique, et syndicat unique, organes d’état ou de parti. En tout cas il n’y a plus de différences précises en rien. Dommage…
Quels communistes? En tout cas, ce que tu écris a vraiment peu de sens et est difficilement compréhensible...
Je ne serais même pas capable d’écrire, ce soir, une seule chose sur SUD.
Mais bon sang, quel est le rapport avec SUD???
Tout ce que je vais laisser se sont des fautes sur la forme et des imprécisions sur le fond. Heureusement que je ne suis ni payé, ni réellement lu.
Voilà au moins une phrase réaliste et vraie.
Et oui, il y a des militants de l'UDF à la Cé, comme de la droite en général, ça éxiste chez nous. On ne voit pas d'interdiction d'être de droite et être progressiste.
Les Strauss-Kahnien, y'en a aussi à la Cé, mais ils sont loin de former un courant comme au sein de l'UNEF. Donc dire que : les "accueillir tous", c'est tellement généreux pour nous.
Nous sommes étudiants, et non ouvrier. Nous ne vivons plus à l'heure du 19ème siècle. Sinon, connais tu les philantropes ? Eux au moins ont bien moins trahi la classe populaire, au contraire des Apparatchiks !!!
De mon propre aveux, je dis clairement que je ne suis pas ouvrier, et que j'aurai certainement du mal à en parler. Par contre mes grand-parents mineurs de fond, eux ont bien plus de choses à dire sur les communistes...
Si tu veux que je te dise que l'ensemble des communistes ont un couteau entre les dents, je dirai que non. J'ai envie de te demander de me dire qu'il faut être absolument d'extrême gauche pour être syndicaliste ? Ou qu'il faut croire en la fin du Capitalisme pour que le progrès arrive ? Je pense ne pas être aussi catégorique que toi, désolé. Sinon, les communistes qui pensent aux réformes pour l'amélioration de la société, sont souvent socialistes. Sinon l'Internationale socialiste est l'héritière de l'Internationale ouvrière. La première Internationale éxiste toujours, elle est socialiste.
Sud n'est absolument pas un syndicat où ces questions se posent... Sud est bien plus politique que syndical. Sinon, avis personnel, un syndicat à pour but le progrès social pour la défense des acquis sociaux.
Pour le syndicalisme révolutionnaire, le syndicalisme de lutte, intégrent tellement les visées politiques qu'ils portent à la destruction même l'idée de syndicalisme. L'association catégorielle à un but de progrès social !!!
A+, flo
Avec comme animateur un type :
- qui n'a pas compris que le progrès social ne réside pas dans la régression ! Il doit avoir une définition personnelle du progrès social, qui n'a rien à voir avec la défintion classique en tout cas.
- qui ne comprend rien au syndicalisme et à son histoire
- qui ne comprend rien à l'histoire de la CFDT alors qu'il s'en dit proche
- qui ne comprend rien à l'Union syndicale Solidaires et à SUD étudiant
- qui ne comprend rien au monde militant lillois
- qui ne connait même pas les principales organisations étudiantes ou ce qu'elles proposent (dans les grandes lignes)
- qui ne comprend rien à l'histoire du communisme (même si cela c'est pas forcement génant)
Et comme copains de jeux des gens qui se moquent de ces contradictions
Nous sommes étudiants, et non ouvrier. Nous ne vivons plus à l'heure du 19ème siècle. Sinon, connais tu les philantropes ? Eux au moins ont bien moins trahi la classe populaire, au contraire des Apparatchiks !!!
Waaouh, alors là je trouve ça formidable! Bon déjà des ouvriers il en existe encore, et je considère la plupart des employés comme des ouvriers, c'est à dire qu'au moins 60% de la population entre dans cette catégorie (mais on est plus au XIXème, c'est vrai, et alors?). Ensuite je ne vois pas du tout le rapport avec les philanthropes.
Par contre mes grand-parents mineurs de fond, eux ont bien plus de choses à dire sur les communistes...
Je ne sais pas s'ils lisent les âneries que tu écris, mais je doute qu'ils apprécient tes grandes idées.
Ou qu'il faut croire en la fin du Capitalisme pour que le progrès arrive ?
Déjà donne moi une définition du progrès et on en reparle...
Sinon l'Internationale socialiste est l'héritière de l'Internationale ouvrière. La première Internationale éxiste toujours, elle est socialiste.
Bon alors, l'internationale socialiste est la deuxième internationale et regroupe les partis socialistes de divers pays. La première internationale a été dissoute au XIXème. Une AIT s'est reformée dans les années 20 et elle actuellement anarchiste (essentiellement anarcho-syndicaliste). Ca c'était pour la précision, puisque monsieur persite à dire des conneries sans aucune honte.
Sinon, avis personnel, un syndicat à pour but le progrès social pour la défense des acquis sociaux.
Ah, donc la Cé/CFDT n'est pas un syndicat puisque depuis pas mal d'années vous défendez des réformes qui mettent à mal les acquis sociaux (qui ne sont pas si acquis que ça en fait).
Pour le syndicalisme révolutionnaire, le syndicalisme de lutte, intégrent tellement les visées politiques qu'ils portent à la destruction même l'idée de syndicalisme.
Alors là c'est la meilleure!! Le syndicalisme de lutte est le seul qui puisse exister. C'est le seul qui permet de défendre vraiment les intérêts de ceux qui sont dominés. Le reste, ce n'est que de la bureaucratie, de l'accompagnement de la misère, de la tromperie, qui dégoûtent à coup sûr les gens, pour preuve les effectifs de la CFDT en baisse et une grosse partie des adhérents proches de la retraite, bref, un syndicat à la dérive.
Voici un extrait d'un article publié dans CQFD en 2003, rien n'a vraiment changé depuis...
"Mais la traîtrise de Chérèque, elle, n’aura étonné que les naïfs ou les amnésiques. Car s’il est bien une chose qu’il faut mettre au crédit du leader de la CFDT, c’est d’être, lui, « dans la ligne » de son organisation. Une ligne qui consiste à liquider les acquis au nom de la « solidarité », de l’emploi et de la « lutte contre l’exclusion ». Quand les fonctionnaires revendiquent, on les traite de nantis en leur opposant ceux du privé ; quand ceux du privé manifestent, on leur fait honte avec ceux qui sont en contrat à durée déterminée ; quand ces derniers se révoltent, on leur montre les jeunes en contrat précaire, qui n’ont eux-mêmes rien à dire puisqu’il y a les chômeurs. Qui n’ont qu’à regarder en direction des affamés du tiers-monde... Pour mémoire, citons Edmond Maire acceptant le plan de rigueur de 1982 depuis les marches de Matignon, quand la CGT, à peine plus glorieuse, se contentait de maugréer dans son coin. La même année, la CFDT entérinait les lois Auroux permettant à des syndicats minoritaires de signer - et d’imposer - des accords dérogatoires au code du travail et aux conventions collectives. Après le départ d’Edmond Maire, il reviendra au pathétique Kaspar puis à la métallique Notat d’approuver les coups de massue assénés alternativement par la droite et par la gauche.
En vrac : les Contrats emploi-solidarité, le salariat à temps partiel, l’explosion de l’intérim, l’annualisation du temps de travail, la levée de l’interdiction du travail de nuit pour les femmes dans l’industrie... Autant d’« avancées » qui finiront par ranger le contrat à durée indéterminée au musée des antiquités (le Smic devenant un idéal de fin de carrière pour des millions d’hommes et surtout de femmes) et les horaires normaux parmi les produits de luxe. Un laminage tranquillement assumé par Notat, qui déclare en 1997 : « Un syndicaliste est à côté de ses pompes quand il combat les horaires variables ». Mais il est bien dans ses bottes quand il encaisse le gros lot. Avec la dégressivité des allocations chômage, la CFDT obtient ainsi l’appui du patronat pour éjecter FO de la tête de l’Unedic, avant de lui ravir celle de la CNAM - et s’assurer une rente juteuse, sur le dos des chômeurs. Bien sûr, les militants de base n’apprécient pas toujours de servir de supplétifs au Medef. D’où la création de SUD, qui échouera cependant à faire pièce à la domination cédétiste. Le réflexe de loyauté (ou de confort) l’emporte sur les velléités de dissidence. En 1995, chose rarissime, le congrès de Montpellier refuse le quitus financier à la direction « putschiste » Notat-Trorglic-Spaeth. Dans la foulée, les délégués enhardis votent une motion imposant à la future direction de promouvoir la semaine de 32 heures. Mais, quelques heures après, la direction notatiste est reconduite en bloc. Certains s’interrogeront sur une mystérieuse panne d’ordinateur au début du scrutin, qui a contraint les délégués à voter à main levée, ainsi que du chiffre exceptionnellement faible des abstentions. Mais là encore, la couleuvre sera finalement digérée. On connaît la suite : l’acceptation par Notat du plan Juppé, qui lui vaut l’exécration des ouvriers, mais une popularité record chez les commerçants, les agriculteurs, les cadres et les patrons. Depuis, la dame d’acier s’est reconvertie à la tête d’une grotesque mais rémunératrice agence de notation « éthique » des entreprises, Vigeo. Laquelle compte pour sponsor, entre autres, le groupe hôtelier Accor, bien connu pour sa façon « éthique » de traiter, maltraiter et sous-traiter les femmes de ménage. Parmi ses chargés de mission, on trouve aussi un certain Jean Gandois, ex-patron des patrons. Edmond Maire le disait déjà en 1971 : « C’est une paresse d’esprit dangereuse qui pousse certains à considérer que rien n’est possible sans un changement des lois, de pouvoir politique et de système social ». A cet égard, Chérèque est tout sauf un paresseux. Nul doute que convenablement encadré, le bonhomme n’étant pas encombré par une intelligence trop vive, ce fils à son père (Chérèque senior fut un haut responsable de la CFDT, et contribua à la liquidation de l’industrie lorraine au début des années 1980) ferait, un jour ou l’autre, un excellent ministre des Affaires sociales. Mais pas des Transports. Ce poste stratégique requiert un titulaire un peu plus présentable. Un dirigeant de la CGT, par exemple. Ce syndicat aujourd’hui très en vogue au PS « joue gros » dans l’affaire des retraites (dixit Thibault), écartelé entre son désir ardent de concurrencer la CFDT dans le « syndicalisme de proposition » (et de trahison), et l’instinct de survie qui lui commande de ne pas dilapider le peu de confiance qu’il détient encore parmi les travailleurs et les pauvres. Une CFDT de gauche, en quelque sorte..."
http://www.cequilfautdetruire.org/article.php3?id_article=370
C'est grosso modo, les mêmes idées développées que précedement. Je pense que je redévolepperai, pour ma part, les mêmes idées aussi.
Je voudrai juste réagir sur le lien que tu as laissé. "Ce qu'il faut détruire", thématique générale du site, si cela n'est pas clair, je ne sais pas ce qu'il faut ?
Choisir le terme de "déstruction" et non de "construction" voire de "déconstruction" ou "réhabilitation" c'est fort. C'est loin d'être anti-belliqueux.
Choisir un pit-bull rouge sang enchaîné ou presque comme emblème, c'est pas mal aussi. C'est loin d'être pacifiste.
Les libertaires sont de plus en plus virulants, eux aussi.
J'aurai largement envie de dire, et je vais le faire, que cela ressemble à des fascistes (de gauche) !!!
A+, flo
A la limite, j'accepte qu'on parle de fascistes "rouges" en ce qui concerne les soit disant communistes de l'URSS, de la Chine et autres républiques "démocratiques populaires" (y compris Cuba) qui ne font qu'appliquer un capitalisme d'Etat tout aussi odieux si ce n'est bien plus que le capitalisme privé ou mixte. Mais tout ça, tu es bien incapable de le comprendre, pauvre con, car ton ignorance brille de mille feux dans chacune de tes contributions. Bien entendu, ta réponse mesquine évite de t'étendre sur toutes les trahisons de ton "syndicat". Mais sans doute que tu t'en fous complétement. Ce qui t'importe c'est de cracher sur les autres qui se battent pour améliorer leur sort, tout ça pour mieux lécher les pieds des puissants et faire les gentils toutous.
Tu ne connais rien mais tu veux tout nous expliquer. A dire vrai, tu me fais vraiment pitié. Allez, va regarder des dessins animés Dysney, avec les méchants et les gentils, ça satisfera ton besoin de manichéisme et de débilité. Mais laisse le syndicalisme tranquille, on a assez d'ennemis comme ça.
Toujours aussi gentil le militant, mais bon je devrais aussi tes dire des gentillesses, à quoi bon.
Au sujet de CQFD, c'est le chien qui a été repris, sur un journal allemand extrêmement virulent du 19ème (Simplicissimus)
Je voudrais juste dire que tu as l'air réellement engagé, tant mieux. Mais si tu vois des ennemis partout, je ne sais pas si cela ira dans le sens du dialogue. Si tu veux essayer de me rabasser sur ce que tu penses être mes goûts, à ta guise.
Si tu ne veux voir qu'une seule vision des choses, et ne pas comprendre que l'être humain est multiple, et qu'il n'existe alors qu'une seule vision, pourquoi pas, mais cela te regarde.
Je pense ce que j'ai écrit au sujet de la Cé, c'est un syndicat différent des syndicats de lutte. Contre les différences aussi ? ou encore...
A+, flo
Oui, les blaireaux comme toi sont mes ennemis. On a déjà empêché certains de tes potes de la Cé de manifester en tête de cortège, d'autres brûlant même quelques unes de vos affiches, et ce sans aucun remords pour ma part. Tu parles de dialogues mais vous êtes bien incapables de dialoguer, les seuls avec qui vous discutez et ce de manière complaisante sont les patrons et associés...
La Cé est différent des syndicats de luttes, ça je le conçois bien. Mais c'est surtout un syndicat de trahisons! Vous êtes les meilleurs partenaires des capitalistes, sans vous en rendre compte. Votre bonne conscience à deux balles vous rend vraiment malsains.
Pour finir, un petit texte, une histoire vraie:
"Appelons-le Neuneu. C’est le surnom qu’il s’est donné lui-même, dans un sursaut rétrospectif de lucidité. Après cinq ans passés à la CFDT, Neuneu décide de quitter la voiture-balais du Medef. Il n’est pas le seul : depuis que la direction a approuvé, entre autres, le laminage des retraites et la compression des chômeurs, ils sont environ vingt mille cocus à avoir claqué la porte du syndicat. Neuneu, lui, a été l’un des premiers de la dernière vague. Le 26 juin 2003, il adressait au fichier national des adhérents la démission que-voici : « Madame, Monsieur, C’est avec une certaine tristesse que je vous écris. [...] Depuis l’ère Notat, je me demande chaque mois comment continuer à adhérer à un syndicat dont les instances dirigeantes sont obsédées par la montée des adhésions et se font photographier bras dessus bras dessous avec n’importe qui. [...]Cautionner le début du démantèlement des retraites dans le cadre d’un projet qui fait porter l’effort à 90 % sur le salarié, au nom de deux ou trois miettes péniblement concédées par Fillon, voilà, me semble-t-il, l’acte terminal d’un syndicat capable, par ailleurs, d’afficher dans son mensuel des pleines pages de publicité pour Total ou des fonds de pension camouflés en épargne-retraite. [...]A l’heure où je vous écris, je ne sais si j’irai rejoindre le courant “jeune” de la CGT. Tout ce que je sais, c’est que j’arrête mon prélèvement automatique à partir d’aujourd’hui. [...] » Si le départ de Neuneu afflige la direction, elle a la dignité de n’en rien laisser paraître, comme l’atteste sa réponse deux semaines plus tard : « Bonjour, Pour enregistrer votre démission, pouvez-vous contacter votre syndicat : Syndicat général de l’Education nationale, CFDT Haute Corse. Cordialement, le Fichier national des adhérents. »
Emu de voir la direction aussi acharnée à le retenir, Neuneu change d’avis et décide de se réinscrire illico, mais sous une fausse étiquette. Le 20 août, il envoie une demande d’adhésion digne d’un parfait crétin : « Bonjour, Je suis un jeune cadre libéral et me considère “de droite” ; jusqu’à présent, l’idée de faire du syndicalisme, pour de nombreuses raisons (tradition familiale notamment), ne m’avait guère effleuré. Néanmoins, je dois m’avouer impressionné par le réalisme et le pragmatisme dont François Chérèque et les autres dirigeants de la CFDT ont fait preuve, notamment lors des crises des retraites et des intermittents du spectacle, leur flexibilité et leur ouverture d’esprit, dont j’ai encore eu la preuve en lisant sur votre site l’interview accordée par M. Chérèque à Capital, journal d’inspiration libérale auquel je suis abonné. De même, le partenariat qu’il a su instaurer avec M. Seillière me semble de très bon augure. Pourriez-vous donc me faire savoir à quelles conditions je peux rejoindre la CFDT, qui me semble un facteur de progrès dans un océan d’immobilisme corporatiste ? » Pas question, évidemment, de faire poireauter une recrue aussi prometteuse. Deux jours seulement après l’envoi de sa fausse candidature, Neuneu reçoit la bienvenue empressée du syndicat : « Bonjour, Je vous remercie de l’attention que vous portez à la CFDT. L’adhésion se fait auprès d’un syndicat local rattaché à une fédération nationale. Dans la mesure où vous ne m’indiquez pas le secteur professionnel dans lequel vous travaillez, ni le département, je vous demande donc de me fournir ces précisions afin de vous orienter vers la bonne structure. Salutations syndicales, Jean-Pierre Wascowiski, secrétaire confédéral, chargé du Service central de perception et de ventilation des cotisations [sic] » Neuneu, faux-ami du mois... Pas le nôtre, pour une fois, mais celui de la CFDT, conne authentique."